Faut-il faire chanter Kaspar ?

Lecture à deux voix du recueil de poésie « Kaspar de pierre »
laure Gauthier
laure Gauthier

Laure Gauthier et Séverine Daucourt-Fridrikson liront à deux des extraits du récit poétique de Laure Gauthier, « Kaspar de pierre », paru en novembre 2017 à La Lettre volée (collection poiesis). Le texte fait signe vers une pluralité de voix, les autres de Kaspar, qui s’articulent et se réarticulent selon les situations et dans le temps. En lisant à deux, il demeure ainsi un espace « entre les voix », une zone franche, de silence et d’échos.
Kaspar Hauser a défrayé la chronique dans l’Europe du début du XIXe siècle. Cet enfant orphelin trouvé, arrivé en 1828 aux portes de Nuremberg après dix-sept ans de captivité dans une cache sombre, répétait une seule phrase, alors qu’il avait les capacités cognitives et linguistiques d’un enfant de deux ans : « Cavalier veut comme père était ». Il est devenu un cobaye de la science. Depuis, il n’a cessé d’inspirer les poètes, de Verlaine à Handke, qui ont voulu voir en lui une icône de la poésie de la nature, pure et innocente.

En écho à la création Back into Nothingness au TNP les vendredi 16 et samedi 17 mars 2018.

Dans le cadre de la Biennale Musique en Scène 2018

Les Invités